Question réponses à sunyata :
Question :
Si dans l’absolu, effectivement, il n’y a pas de particularité dans l’Un, et que l’Un n’est qu’un concept parmi d’autres, on peut dire, qu’à travers le prisme de la dualité, le fait d’être en relation directe avec les “belles choses”, permet aussi de garder le contact avec ce qu’elles sont, et nous sommes, en essence … cela permet d’être tournées vers … de cheminer vers … et quand l’éveil est connu (dans le corps mental), plus rien ne chemine ! …
“Belles choses” qui comme “nous”, apparaissent, font leur temps, et disparaissent …”"
Réponse :
Si tu veux dire par là que la vie est belle et que cette beauté nous rappelle à notre propre beauté je suis d’accord alléluia…
mais il y a une beauté pour moi qui surpasse tout c’est celle du fait que la séparation n’existe pas, lorsque tu parle d’absolu en opposition avec le relatif tu vois deux choses là ou il n’y en a qu’une.
Quand tu dis “ce que nous sommes en essence” que fais-tu du reste?
Donc je suis d’accord avec toi sur la beauté des choses mais je dis qu’il ne faut pas s’arrêter là car c’est encore voir la surface des choses et pas les voir toute entière.
Tu ne peux pas perdre le contact avec ton essence car en vérité il n’y a rien d’autre si ce n’est un rêve d’autre chose.
Quand je vois le doute de certain chercheur quant à la possibilité pour eux de “réaliser” leur nature je ne peux que leur dire que c’est l’unique possibilité qui leur est offerte, c’est la seule chose possible et réelle de cette existence.
Mais le doute est si fort qu’ils ne peuvent pas avoir confiance, ou même y croire intellectuellement.
donc lorsque l’on a l’impression de perdre le contact avec notre essence cela est une fausse impression ,c’est parce que l’on croit que la réalité a telle ou telle forme ,même une forme de vide ou de paix ou d’amour etc.…
Quand on perd le contact avec cela, quelque soit la forme que nous lui donnons et bien nous nous sentons comme repris par les habitudes, la morosité ou autre….
Question :
Comment vis-tu les choses ?
Réponse :
Je les vis simplement, comme elles se présentent, à aucun moment je n’ai le sentiment de vivre dans la dualité ou dans l’absolu ou quoi que se soit.
Pour moi ce qui est perçu est de même nature que ce que je suis littéralement.
C’est très difficile à expliquer vue que je suis obligé de faire des comparaisons et rien n’est comparable à cela.
Je dirais que ce que je suis prime avant toute chose de façon permanente car je ne vis que l’instant qui ne s‘écoule nulle part.
L’instant est identique à lui même quel que soit les circonstances changeante de cette vie.
Cet instant n’est pas le temps qui lui est mouvement, le temps est inclus dans l’instant que je suis sans mouvements.
Enfin difficile à dire sans dire n’importe quoi!
Il y a eu des va et viens quand mon “regard” était attacher à une forme, même si cette forme était subtile.
Puis il y a eu ce moment brutal ou toutes les formes ont disparue, il ne restait que “moi “mais ce moi n’avait pas non plus de forme. C’est un moi indescriptible et si je dis “moi” c’est pour pouvoir me faire comprendre.
Ce n’est pas le “moi” comme le sens, celui que l’on peut sentir, c’est un moi “sans appropriation” qui n’exclus pas les formes mais qui ne peut pas s’attacher à aucunes.
C’est à dire que rien ne peut être définit comme “moi” dans sa particularité et en même temps je ne peux que constater qu’il n’y a rien qui ne soit pas « Moi » ce que je suis.
Voilà la difficulté sur laquelle je bute quand je donne des explications de se genre.
Je n’ai pas de “je” (centre) et il n’y rien qui ne soit pas moi.
Question :
Et quand tu “regardes les choses en face”, Sunyata, que Vois-tu? Penses tu que la passion entre dans le domaine de l’impulsif de notre nature “inférieure” conditionnée, ou du Spontané de notre Nature Véritable?
réponse:
Je ne me pose pas ce genre de questions, je dirai que les choses s’expriment d’une manière ou d’une autre et qu’il n’y a pas lieu d’en faire des histoires.
Je ne peux pas réellement répondre à ta question parce que je ne vois pas où se trouve la différence entre nature conditionnée et nature véritable.
Je peux bien sur comprendre ton raisonnement mais il n’a pas de sens pour moi alors voilà ce que je peux dire:
Nature véritable ou conditionnée cela appartient à une vision dualiste c’est à dire que c’est une réflexion mentale, une création de l’esprit.
Dire qu’une chose est l’éveil et qu’une autre ne l’est pas c’est simplement des réflexions mentales, qui ont leur utilités un temps mais qui ne contiennent rien.
Ce sont juste des pensées vides de sens que certains utilisent comme moyen habile pour “guider” ceux qui désirent en finir avec le mensonge.
Mais elles ne désignent rien en réalité!
Comme les mots éveil ne désigne rien, ce sont plus des symboles voilà tout.
ce que nous somme n’est pas une réalité figé où l’on peu dire c’est comme ceci ou comme cela, on ne peut pas fixé la “réalité “et en faire un tableau pour en suite faire une critique comme un paysage intérieur figé.
C’est impossible, rien ne peut être saisi.
De ce fait je ne peux pas répondre à ta question!
Quand tu parle de nature véritable de quoi parles-tu exactement?
D’un sentiment?, d’un état d’être, d’une présence? D’un vide, quoi!!?
Parce qu’en ce qui me concerne je n’ai aucunes représentations objective ou subjective de ce que je nomme réalité.
Ce mot réalité ne désigne rien, de la manière dont je vois les choses, je vois juste des gens prétendre être ceci ou cela, rêver d’être ceci ou cela ou de devenir comme ceci ou comme cela et surtout d’y croire!
Je dirais que cela n’a vraiment aucun sens, c’est même comique parfois mais le plus souvent c’est fatiguant quand cela deviens trop sérieux.
Bien sur je comprends le fait d’être un chercheur car j’ai cherché toute ma vie cet éveil, je comprends la souffrance.
Je comprends le désir de devenir meilleur, et je respect cela profondément, je ne suis pas nihiliste mais je dis simplement qu’a un moment donner il faut vraiment être fatigué de pédaler dans la même semoule.
Nous sommes parfaits dés l’origine, certains d’entre nous ont encore la croyance d’être ceci ou cela (y compris ce que l’on nomme un être humain) et d’autre n’ont plus cette croyance c’est tout.
Les mots sont utilisés par commodité et comme moyens habiles.
Vraiment en vérité ce que je suis JE N’EN SAIS RIEN, comment je pourrais te dire que ceci appartient à ma nature véritable et cela à ma nature conditionnée?
je ne crois pas un mot de ce que je dis comme une réalité fixe, quand je dis que je suis passionné, je veux dire qu’il y a de la passion,”peut être ”mais je ne me sent pas concerner réellement par ce mot présentement .
C’est juste une image morte de quelque chose d’insaisissable que je suis.
un jour passionné, le lendemain autre chose, la seconde d’après encore autre chose et puis quoi?
On va en faire toute une montagne, attraper tout ce qui vient!
Voilà j’ai abandonné mon corps non pas à la science mais à cette existence qui en dispose comme bon lui semble.
question:
pourquoi cette question, qui suis je ?
réponse:
Si Ramana insiste sur la question qui suis-je? C’est parce qu’il n’y a pas d’autre question à avoir.
C’est assommant mais c’est le plus direct.
Parce que tout le reste n’est que spéculation, information, ouï-dire, en réalité: MENSONGE.
Qu’elle est la réalité pour toi par exemple de l’éveil de ramana, ou de bouddha, ou de tel ou tel personnage?
En dehors d’une réalité conceptuelle qui t’appartienne, cet éveil n’a pour toi aucune réalité.
Alors il est inutile de chercher à comprendre le pourquoi du comment parce qu’il n’y en a pas.
Toutes les connaissances peuvent être partagées sauf une, celle de ta propre réalité et pour cela tu as tous les outils.
Il est clair qu’une question en appelle une autre sans fin parce que la réponse extérieure n’existe pas, pire toutes les réponses sont des mensonges et qui peut se contenter de mensonges?
La direction du “je” est la direction de ce qui est intime à chacun et il n’y a que dans l’intimité de toi même que la réponse se fera entendre, elle sera unique, pas une copie d’un Ramana ou d’un Bouddha, mais une réponse qui vivra et tu seras cette réponse.
Il semble qu’il y ait plusieurs éveils et plusieurs éveillés mais c’est faux, il n’y a qu’un « éveil » et qu’un seul « éveillé », comme dirait jésus c’est le fils unique du seigneur et le seigneur était le fils et le fils était le seigneur.
L être qui réalise le “soi” sait que cela n’est pas un attribut personnel, il cesse tout simplement de se sentir en tant qu’individu, il est le “soi” et rien d’autre sans pour autant devenir un zombie ou du bois mort.
Bien sur chacun exprime les choses différemment mais il ne faut pas chercher des réponses là ou il n’y a que des mensonges.
Il n’y a pas de processus d’éveil, tous les processus sont psychologiques, cela semble être un processus pour celui qui observe mais il n’y en a aucun car l’observateur n’est pas dans le processus.
L’observateur est lui même observé par quelque chose en amont, quoi?
Toutes les questions ne sont que des doutes qui se manifestent, des peurs, chacun veut se rassurer, baliser le sentier.
Quand nous sommes fatigués des doutes et des questions sans fin alors nous n’avons plus d’autre choix que de nous jeter à l’eau sans créer d’autre problèmes à résoudre, remettre à plus tard c’est ce que tout le monde fait.
Alors la question est de savoir pour chacun si ce qu’il veut est de réalisé le “soi” ou bien d’en parler et de faire des théories sans fin.
C’est ce que Ramana propose, réalise qui tu es d’abord, ensuite tu pourras t’amuser à faire des bulles dans l’eau.
Et pour réaliser le soi il n’y a pas mille chemins, il n’y en a qu’un : QUI SUIS JE ?
Qui est moi?
Ce regard direct sans autre occupation.
Que se soit par une investigation, ou en oubliant le corps et l’esprit, c’est toujours intérieur.
Et c’est tellement simple et disponible que personne ne peut y croire, c’est juste impensable.